La tension est montée d’un cran après la victoire du Real Madrid (1-0) sur la pelouse de Benfica lors du barrage aller de la Ligue des Champions. Si le résultat laisse encore tout ouvert avant le match retour, c’est surtout l’arbitrage qui fait parler.
En conférence de presse, José Mourinho n’a pas hésité à pointer du doigt l’arbitre français François Letexier, qu’il accuse d’avoir favorisé la Casa Blanca.
« Il l’a fait exprès »
Le technicien portugais, visiblement remonté, a livré une déclaration fracassante après la rencontre :
« Il n’y a rien à expliquer, tout est très évident. J’ai 1400 matchs au compteur, c’est simple. Il avait un petit papier sur lequel étaient écrits Carreras, Tchouaméni, Huijsen ; s’ils prennent un carton jaune, ils ne peuvent pas jouer le prochain match. Quelqu’un lui a dit qu’ils ne pouvaient pas prendre de jaune. »
Une accusation lourde, qui vise directement l’intégrité de l’arbitrage. Mourinho estime que certains joueurs madrilènes, sous la menace d’une suspension, auraient été protégés durant la rencontre.
Cette sortie médiatique pourrait expliquer le carton rouge reçu par le « Special One » en fin de match, conséquence d’une contestation jugée excessive par le corps arbitral.
Une polémique qui dépasse l’arbitrage
La rencontre a également été marquée par un incident entre Vinícius Júnior et le jeune Argentin Gianluca Prestianni.
Selon plusieurs sources, Prestianni aurait tenu des propos racistes à l’encontre de l’ailier madrilène après l’ouverture du score. L’UEFA pourrait ouvrir une enquête, et une suspension plane désormais au-dessus du joueur de Benfica si les faits sont confirmés.
Cette affaire vient ajouter une couche supplémentaire de tension autour d’un duel déjà explosif.
Mourinho absent au retour
Expulsé, José Mourinho ne sera pas sur le banc lors du match retour au Santiago Bernabéu Stadium mercredi prochain. Une absence de taille pour Benfica, qui devra renverser la situation sans son entraîneur.
Ironie de l’histoire : Mourinho connaît parfaitement l’antre madrilène pour y avoir entraîné le Real Madrid entre 2010 et 2013, avec un bilan impressionnant de 128 victoires en trois saisons.
Benfica se retrouve donc dans une position délicate : devoir s’imposer à Madrid, dans un contexte électrique, sans son coach et peut-être sans Prestianni.
Une qualification encore indécise
Malgré la victoire 1-0, rien n’est encore joué pour le Real Madrid. Un but d’écart laisse la porte ouverte à un retournement de situation. Mais entre polémique arbitrale, accusations graves et tensions raciales présumées, ce barrage aller a déjà laissé des traces.
Le rendez-vous au Bernabéu s’annonce bouillant.

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