CAN 2025 La vérité derrière le penalty manqué de Brahim Díaz, Walid Regragui assume, sans se cacher, après la finale cruelle


L’amertume est encore vive au Maroc après la finale de la CAN 2025 perdue à domicile. Au cœur des débats : le penalty décisif manqué par Brahim Díaz. Au lendemain de la rencontre, Walid Regragui a levé le voile sur les circonstances qui, selon lui, ont lourdement pesé sur l’issue de ce moment clé.

Une finale sous haute tension

Pour le sélectionneur marocain, le scénario de la fin de match a été profondément perturbé par une stratégie de tension psychologique mise en place par le camp sénégalais. L’interruption prolongée de la rencontre — marquée par le retrait des joueurs sénégalais vers les vestiaires — aurait cassé le rythme et la concentration des Lions de l’Atlas au pire moment.

« La concentration de Brahim a été liquidée »

Regragui n’a pas mâché ses mots. Il estime que les quinze minutes de chaos ont directement affecté Brahim Díaz au moment de s’élancer pour le penalty de la gagne. Meilleur buteur du tournoi avec cinq réalisations, le meneur de jeu marocain arrivait pourtant à ce rendez-vous avec une confiance maximale. Mais la coupure, selon son coach, a brisé l’élan mental nécessaire à un geste aussi décisif.

« L’image qu’on a donnée de l’Afrique aujourd’hui est un peu honteuse. Quand un entraîneur demande à ses joueurs de sortir du terrain… On a arrêté le match aux yeux du monde pendant au moins dix minutes. Ça n’a pas aidé Brahim. »

Une critique ferme, mais assumée

Sans chercher à se défausser, Regragui a tenu à rester lucide et responsable. Il reconnaît que la manière dont le penalty a été tiré appartient au joueur, tout en rappelant le contexte exceptionnel dans lequel l’action s’est déroulée.

« Ce n’est pas une excuse sur la façon dont il l’a tiré. On ne va pas revenir en arrière. On l’assume, surtout moi en tant que coach. On regarde de l’avant. »

Le fair-play au cœur du débat

Le technicien marocain a également dénoncé ce qu’il considère comme un manque de classe, tout en soulignant que la victoire finale donne au Sénégal le dernier mot.

« Il faut toujours rester classe dans la défaite comme dans la victoire. Ce qu’a fait Pape ce soir n’honore pas l’Afrique. Mais il est champion d’Afrique, donc il a le droit de dire ce qu’il veut. »

Tourner la page

La finale perdue laissera des traces, mais le Maroc veut avancer. Regragui l’assure : l’échec sera assumé collectivement, et le regard est déjà tourné vers l’avenir. Quant à Brahim Díaz, malgré ce penalty manqué, il reste l’un des grands visages de cette CAN 2025 — et un pilier sur lequel les Lions de l’Atlas continueront de bâtir.



Walid Regragui a choisi la voie de la responsabilité. Au lendemain de la finale de la CAN 2025 perdue, le sélectionneur des Lions de l’Atlas a refusé toute fuite en avant ou justification facile. S’il admet que l’interruption du match n’a pas favorisé ses joueurs, le technicien marocain ne s’est pas réfugié derrière cette explication pour excuser l’échec décisif de Brahim Díaz.

Un choix assumé, un instant fatal

Regragui rappelle que le football se joue parfois sur des détails infimes. Brahim Díaz, déjà buteur sur penalty face au Mali plus tôt dans le tournoi, a cette fois échoué au pire moment. Un instant suspendu, presque irréel, que le sélectionneur a qualifié de « timing hitchcockien », tant le scénario a basculé en une fraction de seconde.

« Brahim a frappé un tir au but contre le Mali et l’a marqué. Aujourd’hui, il l’a loupé. Ça fait partie du football, dans ce timing. »

Le tournant de la finale

Pour le sélectionneur, ce penalty manqué a été le point de rupture de la rencontre. À partir de cet instant, la dynamique s’est inversée, laissant progressivement la main au Sénégal, vainqueur au terme des prolongations. Une issue douloureuse qui a plongé tout un groupe — et un peuple — dans une immense tristesse.

« À partir du moment où on a manqué le penalty, tout a tourné en notre défaveur. À la fin, c’est un scénario hitchcockien avec ce penalty à la dernière seconde qui aurait pu nous offrir le titre. C’est malheureux pour le peuple marocain. »

Une opportunité unique envolée

Au-delà du résultat, Regragui mesure la portée historique de cette finale. Il reconnaît que cette CAN représentait l’opportunité d’une vie pour plusieurs joueurs de cette génération, et aussi pour lui-même. Le rêve d’une deuxième étoile s’est évanoui dans une fin de match chaotique, laissant un goût amer.

« On peut parler des heures. Le groupe va revenir plus fort. C’était l’opportunité d’une vie pour certains et pour moi. »

Panser les plaies, regarder devant

Malgré la colère et la déception, Walid Regragui a tenu à conclure sur une note de résilience. Le Maroc doit désormais se relever, digérer cette désillusion et transformer cette douleur en force. Les Lions de l’Atlas n’ont pas dit leur dernier mot : l’avenir, promet-il, s’écrira avec plus de maturité et la même ambition intacte.

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